ACTUALITÉS

18 janvier 2022

Clochemerle en Languedoc !

Virgile Joly, qui a pas mal bourlingué dans le vin en France et à l’étranger, a créé son domaine en 2000 à Saint-Saturnin-de-Lucian, dans l’Hérault. Il démarre directement en viticulture biologique et comprend rapidement que l’œnotourisme est un atout formidable de notoriété et de vente.
Quelques millésimes plus tard, il est reconnu comme une valeur sûre du Languedoc et les vins du domaine connaissent un beau succès en France comme à l’international. Vigneron engagé et dynamique, il est l’actuel président du syndicat de son appellation Languedoc-Saint Saturnin.
En 2008, afin de s’agrandir et de travailler dans de meilleures conditions, Virgile Joly décide de faire construire une nouvelle cave sur une parcelle achetée à la commune voisine de Saint-Guiraud. Depuis le vigneron a dû faire face à une multitude de péripéties visant toutes, disons-le, à l’empêcher de travailler et de produire d’excellents vins. Car le maire de Saint-Guiraud lui a refusé le permis de construire sous des prétextes fallacieux : pas de raccordement à l’eau, pas de renforcement du réseau électrique. Mais le vigneron n’a jamais lâché l’affaire, jusqu’à ce que des décisions de justice, allant même deux fois jusqu’au Conseil d’État, valident le permis de construire. Depuis 2018, le viticulteur vinifie donc sur son nouveau site mais sans eau ni électricité, au moyen de citernes d’eau et d’un groupe électrogène ! Ainsi, les procédures suivent leur cours depuis 13 ans, avec 8 contentieux et 14 procès, tous perdus par la commune !  Mais aujourd’hui, Virgile Joly alerte la presse ; une association pour sa défense s’est créée aussi.
Le décor étant planté, plutôt que de rentrer dans le détail de procédures juridiques et techniques complexes pour expliquer cette affaire, mieux vaut mettre en perspective ce qui a fait naître ce conflit : la jalousie d’un ancien coopérateur pratiquant une viticulture traditionnelle et produisant des vins standards dont la réputation ne dépasse guère les frontières de sa région. Et ce vigneron, c’est le maire !
Plutôt que de se réjouir de l’arrivée d’un « confrère » passionné et travailleur, un vigneron qui réussit et qui met en lumière non seulement son domaine mais aussi sa région et son appellation ; plutôt que de saluer l’engagement d’un pair au sein d’une profession qui a  besoin de forces vives et de dynamisme, s’acharner encore et encore… C’est Clochemerle en Languedoc. Mais si le livre prête à sourire, on s’amuse beaucoup moins dans la réalité quand la jalousie et la méchanceté deviennent des poisons et des freins.
Notre vignoble n’a aucun besoin de ces querelles d’arrière-garde qui n’empêcheront pas le cours des choses. Tout au plus le retarderont-elles. Et pendant ce temps, le monde du vin avance…

11 janvier 2022

Allons-y mollo avec le vin « NoLo » !

Si le vin est resté très longtemps cloisonné dans son rôle de tradition et de culture, entre savoir-faire viticole et art de vivre à la française, il semble bel et bien rattrapé aujourd’hui par des mouvements sociétaux impossibles à ignorer. Le monde avançant au pas de charge de la nouveauté et du marketing, le vin serait-il, lui aussi, en train de se réinventer ?
Après « #LeDéfiDeJanvier » du « Dry January », instrumentalisé entre pros de l’addiction et adeptes de la « fitness-vegan » attitude, voici donc le « NoLo », contraction de Low/No alcohol. Collant à son époque, cette tendance de fond dans le monde des boissons concerne essentiellement les Millenials plus tellement jeunes (nés entre 1981 et 1996) et les Zoomers (nés entre 1997 et 2012). En résumant, on peut dire que leur consommation de boissons se rapproche de plus en plus de leur manière de manger : l’heure est à la santé et à la naturalité.
Concernant la santé, il faut donc boire de moins en moins alcoolisé voire pas du tout. La bière a largement bénéficié de ce nouvel élan, grignotant sur le segment de ces consommateurs d’alcools des parts de marché non négligeables. Si, depuis une dizaine d’années mais de manière sporadique, la filière vin a fait des tentatives pour proposer des vins avec moins d’alcool, elle entre aujourd’hui dans une nouvelle dimension avec la nouvelle PAC européenne 2023-2027 : elle autoriserait la désalcoolisation partielle ou totale des vins en AOP, IGP et VISGP. L’usage du conditionnel s’impose car, à ce stade de la PAC, il n’est question que d’un accord politique dénué de dispositions détaillées d’application.
Les Italiens, avant les Français, ont été les premiers à réagir à cette proposition, en invoquant une « tromperie légalisée ».
Si l’idée de proposer des boissons conviviales et de fête mais sans ivresse n’est pas idiote, celle d’imaginer un vin sans alcool, oxymore magnifique, l’est totalement. Car un vin, par définition, c’est la transformation du sucre en alcool par les levures. Pas d’alcool, pas de vin ! Imaginer des boissons à base de vin serait peut-être plus pertinent. Précisons ici qu’il faudrait faire aussi la distinction entre « vins désalcoolisés » et vins moins alcoolisés, notion à rapprocher de celle du réchauffement climatique qui donnent des vins avec de plus en plus d’alcool : là, c’est vraiment une affaire de viticulture et de vigneron.
Mais, pour paraphraser un vigneron italien, imaginerait-on un Margaux, un Châteauneuf-du-Pape ou un Nuits-Saint-Georges avec 2% d’alcool… ?

6 janvier 2022

Mois sans alcool, entre vraie intox et fausse détox, lâchez-nous la grappe !

« Dry January », comme son nom anglophone le laisse supposer, ce diktat nous est arrivé tout droit de Grande-Bretagne ; le pays qui, rappelons-le, a inventé le « binge-drinking », boire le plus et le plus vite possible, autrement dit en bon français la « biture express » ! Et que boivent ces Britanniques, des jeunes surtout, dans les pubs qu’on trouve à chaque coin de rue ou presque ? Majoritairement de la bière et des alcools forts types vodka et tequila. Le vin est loin loin derrière sur la liste des alcools les plus consommés. 
Voyant dans ce « Dry January » une aubaine à saisir – entre santé publique, morale et ordre –  instances dirigeantes, ligues anti-alcool et autres associations ont bien compris toute l’opportunité qu’il y avait à promouvoir en janvier chez nous aussi le « mois sans alcool », assimilant dans ce terme alcool tout ce qui détraque le corps et fait tourner la tête. Et voilà donc le vin stigmatisé : il est un alcool comme les autres. Oui, si on considère, comme le précise l’Institut national de la prévention et d’éducation pour la santé (INPES) qu’il y a autant d’alcool dans un verre de vin de 10 cl que dans un demi de bière de 25 cl ou un verre de whisky et de pastis de 3 cl. Non, si on considère que les « bitures express » sont à une écrasante majorité « nourries » par la bière et les alcools forts. En 2019, le ministre de l’Agriculture de l’époque, Didier Guillaume, remarquait dans une interview : « Je n’ai jamais vu un jeune qui sort de boîte de nuit saoul car il a bu du Côtes-du-Rhône ». Ce n’est certainement pas faux.
Depuis 1991, pour la promotion de leurs productions, la loi Evin impose cette formule de précaution aux professionnels : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier et consommer avec modération ». Peut-être que pour la filière vin, elle aurait pu la nuancer ainsi : « Le vin est un art de vivre français, sachez l’apprécier et le consommer avec modération ». Histoire d’apporter de la nuance entre ce qui relève d’un patrimoine culturel et ce qui n’en fait pas partie, entre le buveur amateur ou néophyte qui goûte au vin et le « boit sans soif » qui picole jusqu’au bout de la nuit et pour qui l’alcool est un jeu comme un autre : peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…
Comme il faut toujours des « marronniers » à la presse, le « Dry January » apparaît comme une énième agitation médiatique mais qui, au final, n’enrichit pas plus le débat qu’elle ne fait bouger les lignes.
Quant à son « #LeDéfiDeJanvier » mis en place, il sonne comme la première des résolutions que nous prenons tous à chaque nouvelle année, faire du sport, mieux manger, aller voir plus souvent ses parents etc… envolées à la faveur d’une nouvelle injonction calendaire.
Et le 1° février, nous revoilà tous redevenus plus ou moins alcooliques !

4 janvier 2022

2022, bionne année !

Le 24 janvier à Montpellier, après une pause Covid en 2021, Millésime Bio rouvrira ses portes. Premier grand salon viticole de l’année, il est dédié, comme son nom l’indique, aux vins 100% biologiques. Dans cette perspective, Millésime Bio a livré fin décembre les résultats d’une enquête commandée à Ipsos, réalisée auprès de 3000 consommateurs français, allemands et anglais. Enquête que les organisateurs ont comparé à celle faite en 2015.

39% déclarent avoir déjà consommé des vins bio soit +9% qu’en 2015.
54% des Français ont eu l’occasion d’en goûter contre 36% en 2015.
33%  en ont fait une habitude de consommation contre 17% en 2015. 
36% des Français en ont fait une habitude de consommation contre 26% en 2015. 

L’environnement est le premier critère d’achat pour :
54 % des Français
58 % des Allemands
50 % des Britanniques

En 2015, la majorité des consommateurs de vins bio avaient plus de 45 ans.
En 2021, 50% des consommateurs ont moins de 35 ans et 38% ont plus de 55 ans.

Toutes nationalités confondues, ils acceptent de payer 2,90€ de plus pour une bouteille bio avec une dépense moyenne de 13,90€ contre 11€ en 2015.
Aujourd’hui, c’est une certitude, le vin bio est passé d’une consommation idéologique à la marge à une autre structurelle et citoyenne, motivée par une sensibilité aussi environnementale que sanitaire.

Coté production, c’est la même évidence : la viticulture biologique entraîne dans son sillage de plus en plus de viticulteurs, dont beaucoup passent d’abord par la case HVE ou Haute Valeur Environnementale. Ce qui fait dire aux puristes du bio que le label HVE ne serait qu’un ersatz du bio voire une viticulture « mi-figue mi-raisin » qui permettrait à des vignerons de s’acheter à moindre frais une bonne conscience écologique. Un jugement hâtif si l’on considère d’une part que la plupart des viticulteurs, lorsqu’ils passent par la phase HVE, ont en ligne de mire la suivante avec le label bio ; et que d’autre part, beaucoup savent aussi qu’une viticulture HVE est une étape obligée avant le bio, faute de quoi la vigne risquerait de ne pas supporter un changement radical de pratique et donc d’être déboussolée, de s’épuiser et de ne plus rien donner. Ce serait un déracinement fatal quand l’objectif du bio est au contraire de ré-enraciner la plante dans le sol et dans son éco-sytème.
Fort de cette évolution positive de la viticulture, bio ou HVE, si un vin bio ou HVE signe une qualité écologique, il reste la question de son goût qui divise encore beaucoup les consommateurs. Mais ça, c’est une autre histoire.

14 décembre 2021

La théorie du ruissellement inversée

D’un côté, Treasury Wine Estates, entre autres propriétaire de la marque australienne Penfolds, a récemment racheté aux héritiers de Vincent Mulliez trois châteaux bordelais : le Cru Bourgeois Château Belle-Vue, le Haut-Médoc Château de Gironville et le Bordeaux Château Bolaire.
Le service communication du groupe a déclaré : « La France est une région stratégiquement importante importante pour Treasury Wine Estates et la catégorie des vins français est l’une de celles où nous voyons une forte opportunité de gagner une plus grande part sur nos marchés priroritaires ». 
Giovanni Geddes da Filicaja, P.-D.G. du groupe italien Frescobaldi, a dévoilé en novembre dernier son projet d’ouvrir un bureau à Bordeaux afin de se « rapprocher » des négociants qui commercialisent quatre marques du groupe : Masseto, Ornellaia, Tenute Luce et Castel Giiocondo-Brunell.
D’un autre côté, nombre d’études institutionnelles ou privées montrent qu’en France, le mode de distribution en circuits courts amorcé avant la pandémie et déployé pendant deviendrait beaucoup plus qu’une tendance : un véritable changement sociétal des consommateurs, avertis comme néophytes. Ventes au domaine ou en e-commerce par regroupement de vignerons, marchés, foires, livraisons à domicile… les intermédiaires n’ont plus la cote. Il faut dire que le modèle du circuit court, dans le vin comme pour d’autres productions agricoles, illustre beaucoup des valeurs recherchées particulièrement par les nouvelles générations : la confiance dans le vigneron, l’encouragement d’une meilleure rémunération pour le producteur, la demande d’une qualité supérieure validée par les labels bio et HVE, une conscience citoyenne et environnementale.
Deux mondes du vin bien cloisonnés seraient-ils en train de grandir dessinant de fait deux types de consommateurs, celui éco-responsable du circuit-court et celui inféodé au marketing des marques nationales et internationales et de la grande distribution ?
Pas si sûr, notre histoire viticole montre que ce sont souvent les « petits » qui ont fait bouger pour le meilleur les ténors des marchés. S’il faut ne citer qu’un exemple ? Celui des champagnes de vignerons qui, à la fin des années 1990, ont commencé à penser viticulture bio, identité des terroirs et cuvées parcellaires. Face au succès rencontré, à la notoriété internationale de certains domaines et à une nouvelle perception du champagne comme un vin à part entière, la plupart des marques ont suivi…

7 décembre 2021

Si votre ramage se rapporte à votre plumage…

Prenant exemple sur le monde de la haute-couture avec celui du prêt à porter, des grandes marques de vin demandent depuis quelques années à des grands noms de la mode ou du design d’apporter une signature toute particulière à certaines de leurs cuvées.
Ainsi Philippe Starck a renouvelé avec le Champagne Louis Roederer sa collaboration pour la cuvée « Starck Champagne nature », millésime 2012. Dans le magazine Terre de Vins, le designer confie : « Bravo à Roederer, à son courage pour accueillir un designer de brosses à dents, et ensemble on a réussi à faire ce champagne incroyable ». De son côté, Jean-Baptiste Lécaillon, le chef de cave de la Maison Roederer parle ainsi de Philippe Starck : « L’homme qui change les mots en vin ».
Plus prosaïquement, le Brut nature 2021 signé Starck est vendu 70€ la bouteille, le Rosé 80€.
À titre de comparaison, l’excellent Brut Nature de la Maison Drappier, dont le vignoble est certifié « Agriculture Biologique », se vend 29,20€ et la cuvée sans soufre 34,60€.
Le vin est délicieux, l’étiquette est belle et l’étui aussi.
Au final, des questions se posent : le vin est-il meilleur parce que Philippe Starck a bien voulu y mettre son nez dedans, dans tous les sens du terme ? Bien sûr que non.
Que valent ensuite l’étui et la bouteille une fois consommée ? On est tout de même très loin d’une production en série limitée qui pourrait, en étant très optimiste, s’arracher un jour à prix d’or. Il est fort à parier que boîte et flacon finiront au mieux sur une étagère à la cave, au pire dans le conteneur à verres…
Curieux paradoxe que ce Champagne dit « Nature » et tellement « habillé ». Si votre ramage se rapporte à votre plumage…

30 novembre 2021

Si Rieussec ose, alors c’est tout Bordeaux qui pourrait bouger…

À l’heure où les vins de Sauternes souffrent injustement d’un désamour des consommateurs, le château Rieussec, Premier Grand Cru Classé de Sauternes, innove avec une bouteille résolument différente. Sa forme est plus large, rappelant celle des anciennes bouteilles bordelaises ; elle porte un deuxième bouchon justifié ainsi par le directeur de l’exploitation, Jean de Roquefeuil : « Le vin n’a pas changé, il y a un bouchon de garde classique pour conserver 50 à 100 ans notre premier vin, mais nous ajoutons un deuxième bouchon pour permettre aux consommateurs de reboucher facilement leur bouteille ouverte après un repas et pouvoir se resservir du vin pour un apéro » ; la teinte plus claire de la bouteille correspond au fait d’utiliser 100% de verre recylé ; une étiquette colorée et très stylisée achève de réancrer ce grand sauternes dans notre époque. Confiant lui-même être traditionnaliste, Jean de Roquefeuil n’aurait « jamais osé aller si loin », c’est donc l’agence suisse Big Game qui a eu carte blanche pour apporter un nouveau regard et un nouveau positionnement du Grand Cru Classé. Les autres vins de la propriété devraient évoluer dans la même veine contemporaine.
Le classicisme est le socle du vignoble de Bordeaux, bien campé sur des codes de traditions, de valeurs et de pérennité. Mais à ne pas vouloir sortir du cadre, l’image de Bordeaux s’est figée, éloignant beaucoup de consommateurs qui jugent les vins inaccessibles et déconnectés de leur environnement sociétal.
En revitalisant les règles, en respectant le cadre tout en innovant, le château Rieussec affiche un classicisme éclairé, c’est un formidable atout pour durer et pour l’excellence. Dans l’univers de la mode, toutes les grandes marques l’ont compris depuis longtemps. Elles n’ont pas hésité à casser les codes avec audace pour se renouveler sans renier leur âme. Et Bordeaux est une grande et belle marque…

18 novembre 2021

Avec Pix Wine, le vin serait sous son meilleur profil…

L’Américain Paul Mabray, fondateur et PDG de Pix, vient de lancer sur le web une version béta de Pix Wine, un moteur de recherche ultra puissant. Son objectif est donc clairement affiché : devenir la première plateforme mondiale pour le vin, avec déjà plus de 250 000 références. Paul Mabray a fondé d’autres sociétés spécialisées dans le numérique et le vin dont WineDirect.com. Mais pour imaginer Pix Wine, il a surtout  observé de près comment fonctionnait la plateforme de films Netflix organisée autour d’une proposition ouverte « je cherche… ». Pix Wine puise donc dans des éléments meta – des informations précises sur les contenus d’une page web – pour faciliter la recherche d’un vin par l’internaute et surtout l’orienter vers celui qui va lui correspondre le mieux. « Nous vous aidons à trouver les vins qui vous remplissent de joie » peut se traduire en français l’accroche sur la page d’accueil de Pix Wine. Chaque vin est donc présenté dans cette première pré-version selon 3 descripteurs : « sa texture, son goût, son histoire », qui préfigurent des profils de vins. L’achat de mots-clés par les opérateurs sera déterminant et la principale source de revenus de Pix Wine, sachant que s’inscrire sur le site est gratuit et qu’il n’y aura pas de publicité pour éviter « un conflit d’intérêts » comme l’affirme Paul Mabray.
La conception de la plateforme s’appuie sur l’intelligence artificielle mais également sur des échanges d’expériences avec des consommateurs et aussi des professionnels des sciences comportementales, des experts en vins et bien sûr, des spécialistes du marketing digital et expérientiel.
Paul Mabray confie que la fondation du site s’est faite selon une approche transversale rompant ainsi avec les codes classiques habituels du vin : « Nous avons surtout cherché l’inspiration ailleurs que dans le vin, sur des plateformes qui relient les utilisateurs à des livres, des podcasts, des films et de la musique. Nous avons parlé aux personnes qui ont créé ces plateformes pour comprendre comment elles ont abordé la découverte d’un produit à longue traîne comme le vin ».
Pix Wine sera bientôt lancée au Royaume-Uni et au Canada. Une version française devrait suivre. 
Les habitudes d’achat en ligne de vins ont beaucoup évolué, particulièrement sous l’effet pandémie, avec une demande croissante de vins découvertes et premium. La question qui se pose désormais, c’est de savoir si les meilleures plateformes sont celles « hyper marketées » avec des profils types ou celles plus « modestes » dans leur offre qui savent combiner facilité numérique et conseil réellement personnalisé, avec par exemple des sommeliers comme sur sommelierparticulier.com ? La réponse est dans la question !

16 novembre 2021

Vignobles infos 58 est en ligne !

Le vin français, une valeur culturelle vraiment internationale

9 novembre 2021

Aux USA, la diversité vinicole joue en faveur des vins français

Une enquête récente de Wine Opinions effectuée sur la consommation régulière de vin auprès d’un panel de 1500 Américains, montre que si les vins français ne sont pas les premiers des vins importés, ils sont en revanche les premiers plébiscités par les consommateurs de moins de 40 ans. La raison, d’après Wine Opinions, tiendrait dans le fait que les Millenials ont davantage voyagé que leurs aînés, noatmment pour leurs études, et qu’ils sont donc plus ouverts à la diversité vinicole. Rappelons que les Millenials sont nés entre 1981 et 1996, aujourd’hui, ils ont donc entre 40 et 25 ans.