ACTUALITÉS

6 mai 2021

DU VIN BIEN DANS SES POMPES

Des baskets vegan faites avec du marc de raisin ? Une jeune bordelaise en rêvait, elle l’a fait. Et ça marche !

En 1995, la marque Caudalie est la première à recycler les pépins de raisins après vinification pour en faire une ligne de produits cosmétiques. Une success story incroyable avec aujourd’hui des centaines de points de vente dans le monde entier et un chiffre d’affaires de centaines de millions d’euros. Il faut dire que Mathilde Thomas, fondatrice de Caudalie, est la fille de Florence et Daniel Cathiard, propriétaires depuis 1990 du prestigieux cru classé Château Smith Haut Lafitte, et auparavant propriétaires d’une enseigne de supermarchés et fondateurs de la marque Go Sport, de quoi aider en terme de vision d’entreprise…
En 2020, c’est une autre jeune bordelaise diplômée d’une école de commerce et de management, Laure Babin, qui tente sa chance avec les déchets de raisins, avec une idée bien de son époque : « créer une basket en matérieux recyclés, recyclables et vegan ». Elle observe ce qui marche ailleurs, intègre un incubateur de projets d’entreprise pour le peaufiner et le rendre viable économiquement. Surtout, il lui fallait trouver le fabricant qui colle parfaitement avec sa vision du projet. Sur les 250 ateliers recensés, elle choisit de travailler avec un fournisseur installée à Porto, structure familiale de 20 personnes. Une fois le design de la chaussure achevé avec un autre partenaire, d’autres sont sélectionnés pour les lacets, la doublure et la semelle, tous issus également de produits recyclés : plastique issu de bouteilles repêchées en mer, liège et colle latex recyclés, chutes de semelles en caoutchouc broyées en fines particules et réintégrées en caoutchouc qui donnent cet aspect moucheté à la semelle définitive de la Zèta, son nom de marque.
Après un deuxième prix au concours Ubooster des meilleurs projets entrepreneriaux de l’université de Bordeaux, la Zèta est lancée en précommandes. Laure Babin comptait sur une centaine de demandes, en moins d’un mois, ce sont 2700 paires qui sont vendues au prix de 129€. De quoi donner d’autres idées à Laure Babin, venues toutes bien sûr de vignobles.Un autre monde du vin serait-il possible ?

www.zeta-shoes.com

4 mai 2021

BIENTÔT EN LIGNE, VIGNOBLES INFOS 56, PRINTEMPS 2021 SPÉCIAL GOÛT DU VIN

Le goût du vin hier et aujourd’hui.
Qualité rime-t-elle avec typicité ?
Une AOC, un seul goût ?

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27 avril 2021

VITICULTURES BIO ET HVE : ELLES COMPTENT DE PLUS EN PLUS

Année après année, la culture biologique augmente sa superficie de production au point désormais d’être réellement significative. Fait remarquable aussi, toutes les régions sont concernées et pas seulement celles qui bénéficient de conditions plus favorables au bio par leur climat sec et ensoleillé. Si le coût de production reste supérieur à tout autre, la valorisation des vins est devenu aussi une réalité, pouvant aller jusqu’à 20 % et plus.

Née avec le Grenelle de l’Environnement en 2007, la viticulture labellisée Haute Valeur Environnementale ou HVE existe depuis 2011. Elle concerne principalement les démarches environnementales en faveur de la protection de la biodiversité, du raisonnement phytosanitaire et de la gestion de la fertilisation. Le niveau 3 est le stade le plus performant du label.
La viticulture HVE est l’anti-chambre de celle en bio. Ses détracteurs la considèrent comme du faux bio à moindre contrainte. Mais beaucoup de domaines y voient un passage nécessaire et encourageant pour une conversion définitive en bio.

22 avril 2021

FRANCE VS ÉTATS-UNIS : À QUI PERD GAGNE

Le vin français a fait les frais d’une mésentente entre l’Union Européenne et les États-Unis qui ne le concernait pas directement. Quoi que…

Côté face, la pandémie a fait chuter les exportations des vins  aux États-Unis. Côté pile, la levée des taxes avec l’arrivée de Joe Biden redonne à la filière un sursaut d’optimisme. Les interprofessions sont dans les starting-blocks pour relancer leur stratégie de promotion sur le marché américain. En Bourgogne, 30% du budget de promotion export est dédié aux États-Unis pour un marché qui pèse 25% des exportations. En vallée du Rhône, c’est 31% du budget pour 16% des exportations ; à Bordeaux, 30% de son budget marketing pour 177 millions d’euros de CA et troisième plus gros marché après la Grande Chine et le Royaume-Uni.
La quasi totalité du secteur s’accorde à dire que si les vins français n’occupent pas la place de manière forte et visible, d’autres la prendront, voilà pourquoi il est vital de concentrer les efforts sur la reconquête des États-Unis. Rappelons que les taxes décrétées par l’administration Trump ont entraîné en 2020 une perte de 400 millions d’euros de chiffres d’affaires, alors que les Américains n’ont jamais autant consommé de vins. La France a abandonné ses parts de marché à l’Italie et à la Nouvelle-Zélande, premiers pays bénéficiaires.
Le vin est sans doute la première victime collatérale du conflit de l’aéronautique entre l’Europe et les États-Unis – entre autres, au sujet des subventions Airbus – alors que la filière des vins et spiritueux représente le deuxième contributeur à l’excédent commercial français avec + 11 milliards d’euros. En retirant à l’aéronautique les aides d’état spécifiques à la pandémie et les fonds publics, le secteur du vin occuperait la première place.
Rappelons pour mémoire qu’en 2020, le commerce extérieur américain, en représailles contre l’Union Européenne et les aides accordées à Airbus au détriment de Boeing, avait augmenté de 25% les droits de douanes pour tous les vins tranquilles, exception faite des champagnes et des crémants.
Mais rappelons aussi que Donald Trump avait sur-réagit contre la France en estimant que ses taxes douanières pour les vins américains étaient plus élevées que celles des États-Unis pour les vins français. En 2018, selon la nature du vin et son degré d’alcool, pour importer un vin français aux États-Unis, il en coûtait entre 5,3 cents et 12,7 cents de taxes par bouteille de 75 cl ; pour les pétillants, la taxe était de 14,9 cents. À l’inverse, pour tout vin importé en Europe, en fonction également du taux d’alcool, la taxe par bouteille allait de 11 à 29 cents.
En guise de conclusion, comme dirait Poutine, le cher ami de Trump : « C’est celui qui le dit qui l’est » !


Données interprofessions et Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS).

20 avril 2021

COLLECTION BIJOU

Nez, pour tous les amateurs de vin, de nature et de culture

Osons le dire : les fondateurs de Nez en ont vraiment eu lorsqu’ils ont imaginé en 2016 cette revue entièrement dédiée à l’organe peut-être le plus vital puisque le nez nous permet de respirer donc de vivre. Si l’on ajoute qu’il nous ouvre un monde d’odeurs infini aux seules frontières culturelles, alors Nez est indispensable à qui veut comprendre comment fonctionne une société, son histoire, sa littérature, sa science, son art et bien sûr sa culture culinaire et vigneronne. Pour l’amateur, le nez d’un vin représente la toute première sensation physique de sa qualité, celle qui va inciter à le goûter avec enthousiasme ou curiosité… ou à ne pas le goûter du tout !
Dans Nez, on croise des chercheurs, des auteurs, des compositeurs de parfums et de musique, des universitaires, des artistes, des artisans… de tous horizons et de toutes nationalités.
Dans le dernier numéro automne-hiver, il est question de remettre l’odorat en perspective avec le goût, tellement affadi lorsqu’il en est privé. Le Covid-19 a montré de manière imparable que vivre et manger sans odorat ni goût, c’est être amputé d’une partie de soi-même…
Comme un plaisir arrive rarement seul, on trouve dans le sillage de Nez, la collection « Cahiers des naturels » dont chaque opus décline un ingrédient naturel pour l’industrie du parfum : fleur d’oranger, jasmin, bourgeons de cassis, sental, iris, etc. À cueillir aussi de toute urgence.
Nez ? « C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap… ! »

www.nez-larevue.fr

15 avril 2021

COUP DE FROID SUR LE VIGNOBLE

Entre le 5 et le 8 avril, presque toutes les régions viticoles ont été touchées par le gel. Malgré des dégâts considérables, tout n’est pas forcément perdu…

– 8°C en Champagne,  – 5 en Bourgogne, – 4 dans le Jura, – 6 dans le Bordelais, – 9 dans la vallée du Rhône… Entre le 5 et le 8 avril, les vignerons ont vécu un cauchemar. Malgré les chaufferettes allumées dans les vignes pour réchauffer l’atmosphère et les hélicoptères pour chasser l’air, les dégâts restent considérables. Les vignes ont été touchées jusqu’à 100 % sur les bas de coteaux en Rhône septentrional, 50 % sur l’ensemble de la Bourgogne, 70 % à Saint-Émilion…
S’il est difficile pour les vignerons de lutter contre la nature, en revanche, par leurs choix culturaux ils peuvent anticiper les accidents climatiques. Selon sa mise en œuvre, la taille, le premier des gestes vignerons pour un millésime, peut atténuer considérablement les effets d’un gel de printemps. Ceux qui pratiquent une taille plus tardive, fin mars ou début avril, peuvent limiter les dégâts. C’est une taille qui s’effectue en réalité en deux temps. Le premier se déroule en hiver, avec un premier nettoyage de la vigne et en conservant un maximum de longueur sur les bois  choisis pour donner des raisins. Dans un second temps, au printemps, on repasse après le débourrement afin de raccourcir ces baguettes. Ainsi, en cas de gel, ce sont les bourgeons situés à l’extrémité qui vont éclater en premier, sous l’effet de l’acrotonie qui alimente d’abord les bourgeons terminaux. Après le gel, en rabattant la hauteur du sarment, on permet aux bourgeons près de la base, moins développés et non atteints, de pousser. La méthode, certes plus fastidieuse et pas totalement infaillible, fait malgré tout ses preuves. En Beaujolais et en Bourgogne par exemple, les différences de dégâts sont nettes entre taille tôt, de 50 à 100% de vignes atteintes et taille tard, de 10 à 20 % seulement.
Mais attention, pour savoir précisément si la vigne donnera ou non une récolte, il faut attendre quelques semaines qu’elle ait surmonté ce traumatisme physiologique en surveillant sa reprise de croissance. Atteinte jusqu’à 40 ou 50 %, une vigne peut compenser une perte de raisins grâce aux autres bourgeons indemnes.
Patience donc, avant d’autres nouvelles que nous ne manquerons pas de vous donner.

1 avril 2021

Château Belgrave récolte les fruits de son travail !

Découvrez un article sur le Château Belgrave publié sur le site internet du magazine Terre de vin

Cliquez ci-après pour lire l’article : « Haut Médoc – le Château Belgrave revient dans la course« 

11 mars 2021

DÉCOUVREZ NOTRE PREMIÈRE SCPI VITICOLE « LF LES GRANDS PALAIS »

Pour sa première acquisition, La Française choisit Pomerol, l’appellation prestigieuse située sur la rive droite bordelaise et privilégie la culture biologique.

Découvrez toutes les infos sur le domaine ici.

2 mars 2021

OUVERTURE PROCHAINE DE LA PÉRIODE D’ACHAT « PRIMEURS » DU MILLÉSIME 2020

La campagne s’étendra du lundi 08 mars 2020 à 9h00 
jusqu’au jeudi 15 avril 23h59.

Rendez-vous sur la page de la Boutique Primeurs pour faire vos achats !

10 décembre 2020

1979-2019 : 40 ans de valorisation viticole

2020 : une nouvelle SCPI « LF Les Grands Palais »
Mémoire : Château Belgrave à la hauteur de son rang
Retour sur 10 millésimes à Bordeaux

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