ACTUALITÉS

8 juin 2021

Soyez à cheval sur l’étiquette !

Attention aux étiquettes aguichantes mais non réglementaires.

Depuis quelques années, le succès des vins « naturels » est croissant. Dans les restaurants et les bars à vin, une clientèle jeune et urbaine recherche, voire exige, ces vins au goût souvent atypique. La plupart des producteurs de ces vins dits « nature » indiquent sur leurs étiquettes les mentions « vin naturel » ou « vin nature ». Or, ces mentions ne sont pas reconnues par l’Union Européenne donc non autorisées et ce d’autant plus qu’à ce jour, la France n’a pris aucune disposition particulière les concernant. Précisons aussi que des allégations telles que « pauvre en soufre » ou « vin sain » relèvent d’un abus caractérisé qui contrevient aux dispositions de l’article 4 du règlement (CE) n° 1924/2006 du Parlement Européen et du Conseil du 20 décembre 2006 […] qui interdit toute allégation de santé ou nutritionnelle dans l’étiquetage et la publicité pour les boissons contenant plus de 1,2 % d’alcool en volume.
« Dans la réglementation actuelle, il n’y a rien de validé pour « nature ». Si ce n’est pas prévu dans le règlement communautaire, c’est interdit. Vin nature et vin naturel, ça n’existe pas aujourd’hui » précise Nicolas Bordenave, chef du service Vins et Signes de Qualité de la Direction Régionale de l’Economie de Nouvelle Aquitaine (Dreets)
Pour la mention « méthode naturelle », la DREETS la  déconseille dans sa note : « au regard de ce mode d’élaboration attendu et sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, la DREETS recommande de « réserver » cette mention à des vins certifiés bio, dans la mesure où ils correspondent à une catégorie de vins limitant les intrants de la vigne au chai ».
Pour les mentions « sans sulfites ajoutés » ou « vinification sans sulfites », la DREETS ajoute que cela « ne doit pas faire croire à l’absence de sulfites. En effet, le consommateur moyen n’est pas nécessairement informé de la présence naturelle de sulfites dans le vin lors des fermentations. […] C’est pourquoi, il est recommandé d’indiquer « sans sulfites ajoutés » à proximité de la mention « contient des sulfites » qui doit rester facilement visible et clairement lisible. »
Un amateur éclairé est aussi un consommateur averti…

3 juin 2021

Champagne : les vignerons en quête d’un autre image

Avec une concurrence de plus en plus rude et un mode de consommation complètement renouvelé, le champagne n’a plus la primauté des bulles. Depuis 2018, les vignerons champenois répliquent par une campagne de communication audacieuse, qui se poursuivra encore jusqu’en 2022.

Depuis une décennie, les crémants, mousseux et autres bulles étrangères comme le prosecco en Italie ou le cava en Espagne proposent une offre de plus en plus qualitative, grignotant ainsi lentement mais sûrement des parts de marché aux champagnes. Si l’on ajoute des modes de consommation qui bougent aussi vite que la société d’aujourd’hui, boire un vin effervescent n’est plus du tout dédié exclusivement à un moment rare ou de fête. Voilà pourquoi la Champagne a été obligée de revoir son positionnement en terme d’image afin de redéployer sa commercialisation. En 2018, le syndicat général des vignerons de Champagne a choisi l’agence de communication M&C Saatchi GAD pour lancer une vaste campagne publicitaire révisant les codes du champagne. Trois objectifs étaient rappelés : son caractère irremplaçable, sa consommation pour toutes les occasions, son accessibilité à tous les publics. De quoi détacher l’image du champagne de celle d’un vin cérémonial et élitiste. On a vu fleurir des affiches dans les villes, des bannières et une présence accrue sur Facebook et Instagram avec comme signature publicitaire « Le champagne, réservé à toutes les occasions » et montré dans des ambiances modernes et sobres proposant une consommation décontractée.
Le syndicat vient de renouveler pour deux ans et avec la même agence une nouvelle campagne de promotion ciblant cette fois les 30-50 ans contre les 25-45 ans pour la précédente, pour un budget autour de 4 millions d’euros par an. 
Les nouvelles affiches seront dévoilées fin juin.

1 juin 2021

DISCUSSION avec les deux meilleurs élèves sommeliers de France

Cliquez ici pour accéder à l’article en ligne sur le site Konbini Food.

27 mai 2021

GOÛT DU VIN ET APPELLATION

Vignobles infos n°56 est en ligne !

Cliquez ici pour accéder à la version en ligne ou pour être averti de la parution de chaque nouveau numéro de Vignobles infos.

25 mai 2021

LIBER PATER, LE « VRAI » VIN… QUI REND MALADE !

Loïc Pasquet est devenu vigneron en 2006 en reprenant 7 hectares de vignes à Landiras, dans les Graves. En 2018, son vin « Liber Pater » s’est vendu 30 000 € la bouteille, prix que le vigneron justifie par le fait que le vin est un assemblage des cépages historiques de Bordeaux – petite-vidure, petit verdot et principalement malbec – issus de vignes préphylloxériques 100% en franc-de-pied (non greffées) plantées en 2010 et que sa cuvée n’est produite qu’à 250 bouteilles.
En octobre 2020, Loïc Pasquet a lancé une deuxième cuvée « Denarius » 2018 à 500 € la bouteille avec à terme 5 à 6000 bouteilles annuelles. Les Chinois et les Russes sont les principaux acheteurs. Autant dire que les réactions sont nombreuses à Bordeaux comme ailleurs.
D’un côté, on trouve les laudateurs bêtas comme l’auteur bourguignon Jacky Rigaux qui, dans un livre récent Le goût retrouvé du vin de Bordeaux, et loin d’être assommé par le prix de la bouteille, lui consacre un chapitre intitulé « XXIe siècle : Liber Pater, l’un des artisans du réveil ». De l’autre, on trouve les détracteurs virulents criant à l’imposture.
Si l’on s’en tient aux faits, Loïc Pasquet a été condamné en 2016 pour escroquerie : fausse comptabilité afin de percevoir 600 000 € de subventions pour la promotion de ses vins hors U.E ; pour des problèmes de registre viticole, de facturation, de chaptalisation, de bouteilles déclarées  ; sans compter l’étonnement du Parquet sur un chai « peu reluisant » et des « vignes à l’abandon ». Avant le 2015, les premiers millésimes de Liber Pater étaient issus d’un assemblage des cépages bien traditionnels du Bordelais – merlot et cabernet-sauvignon – avec seulement 30% de vignes francs de pied et se vendaient entre 4000 et 5000 € la bouteille. À partir de 2010, Loïc Pasquet se serait acheté une conduite pour produire le vin qu’il vend si cher aujourd’hui.

Si l’on s’en tient aux déclarations du vigneron dans la presse, voici un petit florilège : 
« Cette cuvée, c’est un peu comme une oeuvre d’art éphémère, les gens veulent goûter ce qui n’existe plus, vivre une expérience unique. »
« On retrouve le goût du vin. Il y a une finesse qu’on avait complètement perdue. Un vin franc-de-pied est très fin, comme un nuage, d’une grande pureté, et déploie toute une palette aromatique florale avec des notes de violette, de rose… Ça décrit bien ce dont Jean-Jacques Rousseau parlait quand il disait “quand je vais dans le Médoc je bois des violettes”. »
« Quand on a goûté un vin si fin, on a du mal à revenir sur autre chose. »
« Je dirais que la Romanée c’est un peu du Chopin, et Liber Pater du Mozart. L’un est-il mieux que l’autre ? Je n’en sais rien, ce sont les goûts de chacun, moi j’aime les deux. J’aime bien me lever en écoutant Mozart et me coucher en écoutant Chopin. »
« Même si le « Bordeaux Bashing » existe, les grands collectionneurs recherchent des vins de Bordeaux de terroir, de haut-lieu, avec une adéquation cépage-terroir, comme ce Liber Pater 2015. Mais Bordeaux a perdu la bataille du cœur. Ils ne comprennent plus le marché du vin, ni ce que veulent les clients. »


De deux choses, hélas l’une et l’autre : le « bordeaux bashing » a encore de beaux jours devant lui et si le vrai goût du vin, c’est vraiment ça, alors on a les « terroiristes » qu’on mérite et bien fait pour la gueule de bois !

À lire dans le magazine Terre de Vins, pour aller plus loin :

20 mai 2021

VIGN’ART EN CHAMPAGNE 2021

Vous aimez la nature, le vin et l’art ? Vign’art associe les trois en Champagne pour sa deuxième édition du 15 mai au 15 septembre.

Le festival Vign’art est né en 2018, à l’initiative de Jean-Baptiste Duteurtre, fondateur de JBD Event et de la revue Bulles et Millésimes. L’idée de départ était de mettre en valeur le vignoble champenois en l’associant à l’art contemporain tourné exclusivement vers le Land Art. Ce courant artistique, né aux  États-Unis à la fin des années 1960 début des années 1970, a été lancé par quelques artistes désireux de sortir leurs oeuvres du cadre strict du musée pour les transporter dans des grands espaces naturels comme le Grand Canyon ou les déserts du Nevada et du Nouveau Monde. Beaucoup d’installations sont nées ainsi à partir de substances naturelles brutes : terre, pierres, bois, sables… Aujourd’hui, l’Anglais Andy Goldsworthy, figure majeure du Land Art, a fait de la nature son atelier : « S’il neige, je travaille la neige ; à l’automne, avec les feuilles mortes ; un arbre renversé devient une réserve de branches, des plus petites aux plus grandes ». Respecteux de la nature, Goldsworthy autant artiste que poète, esthète et philosophe.
Voilà pourquoi les fondateurs de Vign’art ont privilégié le Land Art : pour valoriser le paysage-territoire viticole de la Champagne à travers des promenades dans les vignobles au gré des installations. Pour sa deuxième édition, partenaires institutionnels et mécénat de grandes Maisons de Champagne soutiennent les oeuvres du festival. 

Renseignements : www.vignart.fr
contact@bulles-millesimes.com

18 mai 2021

PRIMEURS 2020 : CHEVAL BLANC PARTI AU GALOP !

Prenant tout le monde de cours, le Premier Grand Cru Classé A de Saint-Émilion a sorti son prix primeur le 11 mai, rompant ainsi avec tous les codes des Primeurs.

Surprenante est la sortie officielle du primeur 2020 le 11 mai du Premier Grand Cru Classé A de Saint-Émilion, Cheval Blanc. Car au sein de l’écurie des grands crus classés, les premiers sont généralement les derniers à livrer leur prix. Jouant au chat et à la souris avec la critique et surtout avec leurs concurrents, ils restent tapis dans l’ombre pour affûter au mieux leur positionnement : ni trop haut pour rester dans la course ni trop bas pour s’assurer une belle longueur de bénéfices…
Cheval Blanc est donc sorti à 450 € HT soit une hausse de 7,14 % par rapport au 2019 qui était sorti, lui, à 420 € HT, ce dernier ayant enregistré une baisse de -31,82 % par rapport au 2018. Petit Cheval, second vin de la propriété, sort au prix inchangé de 140 € HT la bouteille. On parle d’un signal fort adressé à l’ensemble de la Place de Bordeaux…
Signal sans doute entendu puisque toutes les allocations en primeur de Cheval Blanc ont été vendues en quelques heures ! Avec une production annuelle moyenne autour de 80 000 bouteilles pour le grand vin, Pierre Lurton, directeur de la propriété, peut être content. Ce dernier a d’ailleurs confié à un journaliste spécialisé : « Cheval Blanc est sorti dans les vrais prix du marché et rencontre un vrai enthousiasme du marché. Cette bonne tonicité prouve qu’il y a un marché, c’est rassurant ». Dans le vin comme ailleurs, le marché du luxe, car c’est bien de celui-là qu’il s’agit, se porte bien quoi qu’il advienne. Cheval Blanc aurait donc retrouvé la raison ? Avec ce prix de seulement 450 € HT quand il affichait 600 € HT pour le 2009 soit 50 % de plus que le 2005 qui déjà avait battu tous les records !
Il est intéressant de noter qu’à Cheval Blanc, on n’a pas attendu les notes des critiques « influents » pour fixer le prix de sortie. Oui, le temps où tout Bordeaux arrêtait de respirer en attendant la note de Parker est bien révolu. Aujourd’hui plus que jamais, pour les Premiers Grands Crus Classés et quelques autres, la plume de la critique reste bien légère au regard de la force de la marque.

14 mai 2021

UN PRIX À LA HAUTEUR !

Dans un contexte « normal », une bouteille de Château Petrus coûte déjà très cher. Mais pour une bouteille de Petrus 2000 qui a séjourné 14 mois dans l’espace, autant dire que son prix, lui, ne quitte pas les hautes sphères…

En 2019, sur une initiative de la start-up européenne Space Cargo Unlimited, 12 bouteilles de Château Petrus ont fait le voyage vers la Station Spatiale Internationale. Rapatriées après 14 mois en orbite et des tests de l’Institut des sciences de la vigne et du vin de l’université de Bordeaux, Petrus resterait apparemment « un très grand vin », malgré quelques nuances de robe, d’arômes et de saveurs. De quoi organiser bientôt une vente aux enchères chez Christie’s, qui estime que celle-ci pourrait atteindre le million de dollars. En comparaison, un Petrus 2000 resté sagement à la cave s’achète autour de 4500 dollars la bouteille. Apparemment, le produit de la vente financerait recherche agricole et vols spatiaux. 
Il est intéressant de noter que si cette vente s’envole, ce qui a tout lieu d’être, le vin le plus cher du monde serait un vin qui n’appartient à aucun classement.
Mais qui donc pourra acheter ce vin ? Un émir arabe qui ne boit pas de vin ? Un milliardaire russe ou chinois qui pourra épater sa galerie ? Elon Musk qui la boira dans sa Tesla filant sur Mars ?
En 1994, un Vin Jaune du Jura datée de 1774, issu d’un lot de 102 bouteilles – retrouvées intactes dans une cave appartenant aux descendants du vigneron d’Arbois Anatole Vercel qui les avait élaborées – a été goûté par un comité d’experts en biologie, en oenologie, en chimie, en analyse sensorielle… Cette dégustation a permis de nous éclairer, entre autres, sur ce composé aromatique appelé sotolon qui s’exprime uniquement grâce à la transformation chimique d’un acide aminé en présence d’éthanal. Le sotolon apporte ces arômes incroyables de noix fraîche et sèche, d’épices, de malt… En 2018, trois bouteilles du lot ont été vendues aux enchères chez Christie’s, dont une à 103 700 euros. Des bouteilles acquises par des Canadiens et des Américains avec des attaches en France.
D’un côté, un millésime marketing pour une petite virée dans l’espace, une grande culbute financière et des buveurs d’étiquette. De l’autre, un millésime de l’Histoire pour une grande virée sous terre, un vin des Lumières qui éclaire et des francophiles hédonistes. 
Vin descendu du ciel ou vin venu de la terre, deux visions du patrimoine…

11 mai 2021

LE PROGRÈS MAIS À QUEL PRIX ?

Des panneaux sur les vignes sont en passe de lutter efficacement contre les accidents climatiques, mais en modifiant radicalement le paysage viticole. 

La société Ombrea est née en 2016 à Aix-en-Provence. En partenariat avec la société du Canal de Provence et l’Institut Français de la Vigne et du Vin, elle mène depuis 2019 des expérimentations avec des viticulteurs afin de lutter contre les effets dévastateurs du réchauffement climatique. Le système breveté Ombrea consiste à protéger les vignes par une ombrière, sorte de charpente métallique installée au-dessus des parcelles, sur laquelle sont installés des panneaux rétractables en fonction de la météorologie et contrôlés par intelligence artificielle grâce à des dizaines de capteurs installés pour livrer données climatiques et besoins de la vigne. Avec cette gestion des paramètres climatiques – grêle, gel, maladies, stress hydrique – la plantation est sous un contrôle total. Les premiers résultats sont encourageants avec moins de sucres dans les baies et donc moins d’alcool dans les vins, plus d’acidité, plus d’arômes.
Ombrea attire aussi les fournisseurs d’énergie qui voient dans ce système la possibilité de l’aménager avec des panneaux photovoltaïques. Ombrea s’est d’ailleurs rapproché de Total Quadran, qui exploite en France des centaines de sites de production d’énergies renouvelables.
Bien sûr, on ne peut que se réjouir d’une solution qui permettrait à des vignerons de ne pas voir  en une nuit, une journée ou une minute leur vignoble détruit par le gel, la chaleur ou la grêle et donc de vivre de leur travail. Mais une autre question se pose et de taille : si un tel système de toit sur les vignes devait être autorisé et se développer dans notre vignoble, que resterait-il de son paysage ? Aujourd’hui, de plus en plus de voix s’élèvent contre les éoliennes, certes sources d’énergie, mais qui abîment de plus en plus nos campagnes et nos côtes. Alors, essayons d’imaginer un peu des miliers d’hectares de vignes recouverts par des toits métalliques… De quoi faire tomber tout un imaginaire culturel autour du vin…

6 mai 2021

DU VIN BIEN DANS SES POMPES

Des baskets vegan faites avec du marc de raisin ? Une jeune bordelaise en rêvait, elle l’a fait. Et ça marche !

En 1995, la marque Caudalie est la première à recycler les pépins de raisins après vinification pour en faire une ligne de produits cosmétiques. Une success story incroyable avec aujourd’hui des centaines de points de vente dans le monde entier et un chiffre d’affaires de centaines de millions d’euros. Il faut dire que Mathilde Thomas, fondatrice de Caudalie, est la fille de Florence et Daniel Cathiard, propriétaires depuis 1990 du prestigieux cru classé Château Smith Haut Lafitte, et auparavant propriétaires d’une enseigne de supermarchés et fondateurs de la marque Go Sport, de quoi aider en terme de vision d’entreprise…
En 2020, c’est une autre jeune bordelaise diplômée d’une école de commerce et de management, Laure Babin, qui tente sa chance avec les déchets de raisins, avec une idée bien de son époque : « créer une basket en matérieux recyclés, recyclables et vegan ». Elle observe ce qui marche ailleurs, intègre un incubateur de projets d’entreprise pour le peaufiner et le rendre viable économiquement. Surtout, il lui fallait trouver le fabricant qui colle parfaitement avec sa vision du projet. Sur les 250 ateliers recensés, elle choisit de travailler avec un fournisseur installée à Porto, structure familiale de 20 personnes. Une fois le design de la chaussure achevé avec un autre partenaire, d’autres sont sélectionnés pour les lacets, la doublure et la semelle, tous issus également de produits recyclés : plastique issu de bouteilles repêchées en mer, liège et colle latex recyclés, chutes de semelles en caoutchouc broyées en fines particules et réintégrées en caoutchouc qui donnent cet aspect moucheté à la semelle définitive de la Zèta, son nom de marque.
Après un deuxième prix au concours Ubooster des meilleurs projets entrepreneriaux de l’université de Bordeaux, la Zèta est lancée en précommandes. Laure Babin comptait sur une centaine de demandes, en moins d’un mois, ce sont 2700 paires qui sont vendues au prix de 129€. De quoi donner d’autres idées à Laure Babin, venues toutes bien sûr de vignobles.Un autre monde du vin serait-il possible ?

www.zeta-shoes.com